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Prothèse

Prothèse

Jambe de bois ou ordinateur, une prothèse peut être vue comme l’intégration du comportement d’un sujet et du fonctionnement d’un objet. L’attention du médiologue ne se concentre ni sur l’un ni sur l’autre, mais sur leur relation – dans les deux sens : car la prothèse n’est pas qu’un instrument, elle participe à la formation de l’identité du sujet (qu’on pense à l’automobile par exemple). D’un point de vue spiritualiste, c’est le corps lui-même qui est une prothèse (de l’ « esprit »). En général, cependant, la prothèse reste « débrayable » et ce caractère est précieux : il facilite sa réparation ou son remplacement ; il favorise son évolution (le fabricant de prothèses la considère comme une chose ouverte à tous les perfectionnements) et aussi, de la part du sujet, le détournement d’usage, autre source d’inventivité : le prothétique est poétique. Référence : article Prothèse.