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L’invasion des morts-vivants

mardi 6 février 2018

On a beau les assigner à résidence, ils s’introduisent partout. Les rues et les monuments, les bibliothèques et les écoles, les musées et les médias, sans parler d’Internet, témoignent de leur présence obstinée. Majoritaires parmi les élites recensées par les dictionnaires et les encyclopédies, ils détiennent un quasi-monopole de la dénomination des rues personnalisées. Fêtés le 2 novembre, le reste du temps ils nous obsèdent et si Cabanis n’a pas trouvé d’âme sous son scalpel, la sienne hante le Panthéon et le lycée de Brive-la-Gaillarde. Au théâtre, des acteurs du spectacle vivant les incarnent encore mais le plus souvent de nos jours, ce sont des spectres qui s’agitent sur les écrans. Au plus intime, ils habitent notre mémoire et même notre inconscient. Les morts sont partout ! Nos cités sont des catacombes. Comment peut-on, contre toute évidence, ne pas croire aux fantômes ?

- Présence des morts