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Hommachine

Homo ludens

Des lendemains qui chantent et qui dansent…

Paul Soriano, 1er juillet 2021

Modifié le : 16 juillet 2021

On connaît la blague : dans l’usine du futur, il n’y aura que deux employés : un humain et un chien. Le travail du premier sera de nourrir le second, et le mission du chien sera d’empêcher l’humain de s’approcher des machines.

Ce que disaient déjà, paraît-il, les ingénieurs soviétiques à Gagarine : « surtout, ne touche à rien ! »…

A défaut de surhomme, Nietzsche nous a donné un portrait saisissant du « dernier homme », d’autant plus crédible qu’il ressemble trait pour trait à notre « bobo » national, ou plutôt international, moyennant une actualisation que nous nous sommes permis d’esquisser. Bien loin de rester confiné dans son terroir (horresco referens), du bon côté du périphérique (horresco bis), le dernier homme est le Touriste intégral : être-au-monde comme on est-à-Venise, à Bruges, à Paris plage ou à Disneyland, le parc humain en somme, mais sans connotations suspectes.

Quant aux passions tristes et autres retours du refoulé, Homo ludens leur laissera libre cours dans la simulation transgressive que proposent déjà les jeux vidéo, offrant une catharsis aux pulsions les plus abjectes comme aux plus vertueuses, trop souvent redoutables : les innombrables victimes d’un « monde meilleur » pourraient en témoigner si elles étaient encore de ce monde toujours imparfait…

Et pour ne pas finir sur les passions tristes, laissons le dernier mot au chef de l’État, en direct de l’Élysée, ce 21 juin 2021, fête de la musique et lendemain d’élections où deux tiers des citoyens en âge de voter ont préféré s’abstenir : « Amusez-vous, faites la fête, aimez la musique ».

Des lendemains qui chantent et qui dansent ?


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